Hier soir je suis allée manger à l'auberge du Siam à Auvernier, rte de la Gare 36, le charme de l'endroit, la cuisine thaïlandaise raffinée, servie pour pour que nous mangions aussi avec les yeux, tout était parfait allez essayer vous ne serez pas déçu... au menu en entrée Sacs d'or super bon, des petits ballots frits avec à l'intérieur de la viande de port bien assaisonnées, en plat principal émincé de poulet au curry vert au lait de coco, délicieux.Avis aux puristes et aux nostalgiques de l’ensorcelante Thaïlande, la cuisine de l’Auberge du Siam est exclusivement thaïe. «S’il manque un seul ingrédient, comme du basilic thaï, je supprime le plat de la carte», explique Tea Sénèque. Cette femme, menue, toute en sourire et énergie, est à la recherche d’un goût sans compromis. Celui qu’elle a connu, enfant, dans la petite échoppe familiale en Thaïlande. Elle concède une seule adaptation, la force des épices. «Nous nous sommes cependant fixé un seuil minimal d’épices afin de ne pas dénaturer le plat», renchérit Jean-Claude Sénèque. Et la douceur naturelle de la cuisinière, qui adore manger, suffit à apaiser le feu.
L’Asie compte une infinité de currys, qui sont un savant mélange d’épices. La particularité du curry thaï, communément vert ou rouge, est de se présenter sous la forme d’une pâte plus ou moins dure, à faire fondre dans le lait de coco. Tea Sénèque propose un curry plus rare, le Pa-naeng. Il contient du cumin et laisse en bouche comme une traînée d’anis étoilée. Dans la cuisine, toute d’inox et de faïence, trône un énorme pilon en bois sculpté.
La Thaïlande et sa tradition se lovent dans chaque recoin du lieu que des moines bouddhistes sont venus bénir. «Par respect pour les anciens occupants et pour l’outil de travail en lui-même», précise la cheffe.
En cuisine, tout se passe en famille et finalement selon une division des tâches très habituelle. Le frère de Tea fait les entrées, sa belle-sœur les sauces et Tea gère les cuissons des viandes et poissons. Le curry Pa-naeng fond lentement dans le lait de coco, puis les morceaux de poulet y sont jetés crus. A cuire lentement ainsi, les épices pénètrent au plus profond de la viande qui reste extrêmement tendre, fondante. Dernière touche, de grandes feuilles de basilic thaï, qui ne partage que le nom de son cousin méditerranéen. Pendant que Bouddha contemple le lac et les vignes, Jean-Claude Sénèque, parisien d’origine converti au bouddhisme et à la douceur de vivre helvétique, propose un vin du cru. Le pinot noir du Château d’Auvernier va, par sa légèreté, appliquer un baume sur la force des épices. Le choix d’un vin reconnaissable est astucieux, il offre un repère sûr au palais, un peu désorientés par ces goûts inédits.
Ahh je note je note, ma petite maman appréciera. Merci pour l'info ;-)
RépondreSupprimerEt bon weekend